temple de Trajan
soutènement
théâtre de Pergame
l’Asclépieion
dans Pergame
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Pergame

Encore un site antique… C’est un peu l’idée qui nous traverse l’esprit en abordant le site de Pergame. Et pourtant la beauté de l’Acropole et la magie de l’Asclépieion auront raison de toutes nos réserves.

Occupant le sommet d’un piton rocheux, l’Acropole de Pergame domine toute la plaine environnante. Place forte pour les Perses et beaucoup plus tard pour les Byzantins, ce fut surtout un lieu abritant de splendides palais à l’époque attalide (IIe s av JC) puis romaine.

Aujourd’hui c’est le temple de Trajan qui impressionne le plus : édifié en l’honneur de son père adoptif par l’empereur Hadrien, le temple a été redressé en partie par les archéologues. Les colonnes de marbre blanc éclatant donnent une bonne vision de ce que furent les dimensions impressionnantes de ce temple, surplombant la vallée. C’est un spectacle saisissant et majestueux. On est également impressionnés par le formidable système d’arcs et de voûtes qui compense la déclivité du terrain et supporte la terrasse où le temple est construit.
En contrebas, il ne reste que des blocs épars du temple d’Athéna et surtout de la fabuleuse bibliothèque de Pergame. Sous le règne des Attalides, cette bibliothèque entendait rivaliser avec celle d’Alexandrie. Pour contrer l’influence de Pergame, l’Egypte interdit d’ailleurs l’exportation des papyrus, et c’est ainsi que l’on inventa le parchemin (en latin pergamen) à Pergame, à partir de peaux tannées de mouton ou de chèvre.
Par contre, c’est un théâtre impressionnant qui s’accroche plus bas à la colline : ce n’est pas le plus grand mais sûrement le plus vertigineux de ceux que nous ayons vus.

La ville de Pergame, au pied de la colline, nous charme : toujours ces maisons si laides mais partout des ruelles animées, des cafés où les vieux prennent le soleil, des boutiques bigarrées, des marchands ambulants, une animation désordonnée et incessante qui rappelle constamment que nous sommes déjà en Orient.

L’après-midi, Karine visite l’Asclépieion. C’est quoi ça ? Un sanctuaire dédié à Asclepios, dieu guérisseur. Pergame est le pendant oriental du site d’Epidaure.

Une Voie Sacrée monumentale et majestueuse conduit au site. Les différents bâtiments s’organisent autour d’un vaste espace où l’on voit les vestiges des fontaines et des bassins où les pèlerins recueillaient l’eau sacrée. Bains, massages, méditation, complétés de spectacles (d’où la présence d’un théâtre), constituaient le traitement prescrit aux malades pèlerins… Une saine médecine, non ?

D’impressionnante, la visite devient magique lorsqu’on atteint la fontaine principale et que l’on empreinte le couloir souterrain extrêmement bien conservé et restauré où coule encore la source sacrée. On rejoint ainsi le temple de Télesphore (« temple de ce qui s’accomplit »), un étonnant édifice circulaire, percé de niches et de bassins. L’ensemble est empreint de sacré et de magie.